La commune

    Breuilpont aujourd’hui

    DSC_1994_01Breuilpont se situe dans la vallée d’Eure entre Pacy-sur-Eure et Anet.

    Le village a conservé son caractère rural tout en offrant les infrastructures et les services assurant le dynamisme de la vie locale.

    Le village de Breuilpont se compose, outre du bourg, des hameaux de Lorey et de Saint-Chéron ainsi que du domaine du Bois de Saint- Chéron. Notre village est donc particulièrement étendu. Il représente une superficie de 1.221 hectares et 18 km de voies communales.

    Au dernier recensement (1999), Breuilpont comptait 1.143 breuilpontois (ou breuilpontais).

    Breuilpont est rattaché à la Communauté d’agglomération des Portes de l’Eure (CAPE).

    Breuilpont dans le rétroviseur

    DSC_2030_01Les racines latines de Breuilpont sont indéniables comme en atteste le nom du village : Breuil, du latin « brogilus » – champ planté, ou taillis, et Pont, en raison du passage de la rivière d’Eure. On trouve successivement : Brolium Pontis, puis, en 1336 : Breuil du Pont ; puis encore, en 1479 : Breul du Pont et Brutepont (ou Brudepont) en 1557. Les noms des deux hameaux sont moins évidents : Saint-Chéron (apôtre des Gaules au Vème siècle) serait dérivé de « Caron » (Caraunus pour la forme latine) ; en 1793 on découvre Saint-Chéron-des-Fontaines, et, en 1828, le village est nommé Saint-Chéron-des-Bois. Quant à Lorey, plusieurs origines sont possibles : « Lorra », proche du latin « Ora » (lisière), ou encore : Lorei, Lorrei, puis Lorré, Lorray et Lauray ou Laurey (des lauriers ou de Laurius, l’équivalent de Laurent en latin) et enfin Loré. En 1828 : Lorei-sur-Eure. L’explication la plus vraisemblable réside dans la proximité des forêts de Mérey et d’Epieds, d’où : l’orée (du bois).

    Quelques dates qui ont fait l’histoire du village

    DSC_2004_01Au début, il y eut sans doute des Gaulois, peut-être des Romains et, certainement, des Mérovingiens qui occupèrent le site de Breuilpont. Mais plus près de la rivière, vers Lorey, comme en atteste, dans le sous-sol, la présence d’armes, de bijoux, d’ossements humains, ou d’animaux, provenant de quelques festins, de bijoux et d’objets usuels, métalliques ou en céramique, découverts lors de l’exploitation, dans la première moitié du XXème siècle, de plusieurs ballastières en fond de vallée. Les vestiges d’un cimetière mérovingien, d’un moulin et d’un oratoire y furent également découverts. Mais les traces d’habitations (en bois) avaient disparu.

    1375 : en pleine guerre de cent ans, les barons d’Ivry font fortifier le château de Breuilpont qui se situait un peu plus au sud de l’actuel, au lieu dit Les quatre Buttes.

    C’est au Moyen-Âge que Breuilpont, qui faisait partie du marquisat de Bréval, rattachée à L’Ile de France, passa à la baronnie d’Ivry, puis à la famille de Marcilly. Catherine de Marcilly (fille de Guillemette d’Ivry et de Foulques de Marcilly) épouse Ambroise de Loré (Lorey), seigneur de Breuilpont, compagnon de Jeanne-d’Arc et de Gilles de Rais (mieux connu sous le « pseudo » de Barbe Bleue), aide de camp de Charles VII. Ambroise de Loré fut nommé prévôt de Paris le 23 février 1437. Après sa mort, en 1449, sa fille, Charlotte, épouse Robert d’Estouteville et la châtellenie de Breuilpont entre dans une des plus grandes familles de Normandie.

    1511 : construction de l’église actuelle de Breuilpont placée sous le vocable de Saint-Martin.

    6 août 1547 : Louis de Luxembourg, arrière-arrière petit fils d’Ambroise de Loré, cède la châtellenie de Breuilpont à Diane de Poitiers, duchesse de Valentinois, dame d’Ivry et autres lieux et… dame de cœur du roi Henri II. Contrainte à son exil doré d’Anet par Catherine de Médicis, elle restera châtelaine de Breuilpont jusqu’à sa mort, consécutive à une mauvaise chute de cheval, en 1566.

    1739 : Louis-Antoine Doublet, châtelain de Breuilpont, fait construire l’actuel château qui domine l’église et le village ; l’Orangerie du château, en bordure de la route de Villiers-en-Désoeuvre, est aujourd’hui devenue la mairie.

    1752 : création de la Confrérie de Charité de Breuilpont qui permettait aux « de cujus » les plus pauvres d’être enterrés dignement. Faute de charitons, elle disparaît en 1889.

    1788 : Madame de La Pouplinière cède la châtellenie de Breuilpont au marquis de Leveville ; ce fut le dernier seigneur de Breuilpont sous l’ancien régime.

    Le 22 décembre 1789, par décret, l’assemblée nationale supprime les Généralités (et les seigneuries) qui délimitaient des « provinces », et divise la France en départements.

    12 juillet 1790 : les contours des départements français sont définitivement fixés ; Breuilpont devient commune du département de l’Eure et fait partie du district d’Evreux.

    1792 : Claude Vallengelier est le premier à signer en tant que maire de Breuilpont, son homologue, à Lorey est Pierre Hochon ; à Saint-Chéron, il pourrait s’agir de Jean Normand.

    24 novembre 1799 : une bataille sanglante se déroule à Breuilpont où elle oppose les partisans de la seconde chouannerie normande, emmenés par Hilarion de Saint-Maur, à un détachement de gardes nationaux et de gendarmes commandés par l’ancien maire de Pacy-sur-Eure, Antoine Depresle, qui est tué au cours des combats.

    1813 : l’église Saint-Lubin de Lorey est vendue au propriétaire du « château » et devient chapelle privée.

    1824 : le château de Breuilpont est vendu à Caroline Jeanne Julienne Dargy, comtesse de Talleyrand-Périgord. À la mort du diable boîteux, son époux, le château passe, par voie de succession, à la duchesse de Beaufort, puis au prince Jan de Lobkowicz.

    8 mai 1845 : ce jour-là, au palais de Neuilly, le roi Louis-Philippe Ier et Charles Duchâtel, son ministre de l’intérieur, signent l’ordonnance de rattachement des communes de Saint-Chéron et de Lorey à la commune de Breuilpont. Par cette « fusion » (avant l’heure), « les communes réunies continueront, s’il y a lieu, à jouir séparément, comme section de commune, des droits d’usage et autres qui pourraient leur appartenir, sans pouvoir se dispenser de contribuer aux charges municipales. » Et le 23 mai 1845, Firmin Vallengelier, dernier maire, signe l’ultime acte administratif émanant de la commune de Lorey.

    2 mai 1865 : une souscription-pétition des habitants de Breuilpont-Lorey-Saint-Chéron, à laquelle apportent leur obole de nombreux habitants du canton, autorise la construction d’une passerelle de bois permettant de relier Lorey à Mérey (Les Moulins), rendant ainsi la route plus courte pour rallier Breuilpont, et évitant d’utiliser le bac, décidément trop dangereux.

    24 mai 1871 : un détachement de 16 sapeurs-pompiers, sous le commandement du capitaine Foynard, quitte Breuilpont pour prêter main forte aux pompiers parisiens qui luttent contre les violents incendies déclenchés dans la capitale par les Communards.

    1876 : édification de l’actuelle chapelle de Saint-Chéron à l’emplacement de l’ancienne église démolie vers 1813.

    1954 : Sacha Guitry choisit la passerelle de Lorey pour y tourner la fameuse scène du franchissement du Pont d’Arcole par les troupes de l’empereur Napoléon Ier.

    Les fêtes du village

    Au début du siècle, les villages de Breuilpont, Lorey et Saint-Chéron, célébraient chacun une fête différente : le 10 août à Lorey (à la Saint-Laurent), la Pentecôte à Saint-Chéron et au début de l’été à Breuilpont (à la Saint-Martin). Seule cette dernière a été conservée le premier week-end de juillet.

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    1 rue Guy-de-Maupassant
    27640 - BREUILPONT
    Tél. 02.32.26.07.31
    Mail : mairiebreuilpont@wanadoo.fr

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